Juliana Beasley en résidence à Sète

Juliana Beasley était l’année dernière et pendant les cinq semaines qui séparent la St Louis du mois d’Octobre en résidence à Sète. Les photos prises pendant ce laps de temps font l’objet de la troisième parution de la collection ImageSingulières après les livres d’Anders Petersen et Bertrand Meunier. Photographe new-yorkaise dans la lignée de Nan Goldin ou Diane Arbus, plus connue pour sa série sur les « lapdancers« , les images de Juliana ressemblent à celles qui illustreraient un journal intime, prises au jour le jour et au hasard des rencontres…

La ville qu’elle nous présente est loin de la petite ville de pêcheur et de l’apologie de la tielle ! Réalisé au Rolleiflex, film couleur et flash à l’appui, son portrait de Sète est flashy et un peu trash ! Rien ici de touristique, aucune invitation au voyage et tant mieux. Juliana photographie des personnages à la marge : les autochtones comme les touristes y sont présentés sans détour, acné et bourrelets en évidence ! On y reconnait aussi quelques « figures » de la ville comme « la mouette » dont personne ne sait rien mais que tout le monde connait. Même la fête des joutes, la saint louis, dont nous aurons l’occasion de reparler ici, fait tout sauf carte postale…

Bref, voyez plutôt!

Et ma préférée, celle de la vieille dame qui serre son aide soignante…

copyright – Juliana Beasley

liens : super interview de Elizabeth Avedon (en anglais)

juin 7th, 2010 at 6:28

A vous les studios !