« en campagne » ça vous gagne ?

C’est la question que je me pose depuis que j’ai découvert, il y a une semaine, un matin, l’émission « en campagne » d’Aurélie Sfez et Julien Cernobori, diffusée sur France 5. Pour résumer, ces deux journalistes partent chacun avec un cadreur et un micro à la rencontre de la « france profonde ». Là, ils dressent à eux deux le portrait du lieu en commençant par celui des habitants chez qui ils s’invitent. Ils pointent leur micro de façon ostensible sur les hésitations des bonjours et les tic tac des pendules, posent des questions aussi vagues qu’indiscrètes (vous ne vous êtes jamais senti seul ici ? vous pensez encore aux femmes ?) et il en ressort des petites perles à la spontanéité rassérénante que ce soit dans les propos de vieux garçons résignés ou dans les sourires de vieilles dames nostalgiques. Lire la suite »

juin 21st, 2010 at 10:12

Ma première stop-motion

Alors oui, on a vu plus palpitant comme thème voire même simplement plus créatif mais la voila, la seule, l’unique à ce jour, ma première animation à base de photo… Et je la trouve pas si mal finalement, ya de l’action et l’accélération créée par le procédé joue un vrai rôle… oui parce que déjà que c’est pas captivant, alors imaginez ce genre de scène en temps réel…

Bon et puis sinon, pour les stop-motion de pro, avec des vêtements qui s’enfilent tout seul, les ordinateurs qui servent le café and so on… c’est par là !

juin 14th, 2010 at 6:18

Juliana Beasley en résidence à Sète

Juliana Beasley était l’année dernière et pendant les cinq semaines qui séparent la St Louis du mois d’Octobre en résidence à Sète. Les photos prises pendant ce laps de temps font l’objet de la troisième parution de la collection ImageSingulières après les livres d’Anders Petersen et Bertrand Meunier. Photographe new-yorkaise dans la lignée de Nan Goldin ou Diane Arbus, plus connue pour sa série sur les « lapdancers« , les images de Juliana ressemblent à celles qui illustreraient un journal intime, prises au jour le jour et au hasard des rencontres…

Lire la suite »

juin 7th, 2010 at 6:28

Images Singulières, la démophanie d’Ohanian

Le plus frappant, pour moi, dans la deuxième expo du CRAC de Sète, celle de Rajak Ohanian et de son « portrait d’une PME » ça a d’abord été l’accrochage. En pénétrant dans la grande salle on se sent encerclés mais à l’aise. Mélanie a dit « c’est bizarre, on sait pas à qui on doit aller dire bonjour en premier » et de fait, ils sont tous au même niveau dans leurs vêtements ordinaires, dans cette série de 32 portraits grandeur nature, les ouvriers, les administratifs et les patrons de l’usine. Ils ont été photographiés en pied (comme des rois !), en légère contre plongée (pour la prestance héroïque !) et sur fond de tissus chamarrés; Il faut dire que la PME en question fait dans le textile, c’est donc naturellement que le fond de commerce sert de fond à l’image. Ca ne m’est tout de suite venu en tête mais nous parlons bien ici de groupe, d’invidualité et de corps social, on pense à Sander ou à Fréger. Et plus personnellement je pense à ça : représenter le groupe / mon mémoire de 4ème année des Arts Déco! Mais le comble du sublime c’est quand même la dernière phrase du texte de Philippe Dujardin, qui accompagne l’expo : « est advenue, en sus, par ce truchement, comme une « démophanie » : l’apparaître, non d’hommes illustres, mais d’un « peuple » ordinaire et ordinairement caché ». J’aurais aimé la faire, cette série.<\p>

mai 31st, 2010 at 2:15

Images singulières, le CRAC – 1ère partie

(Nous en étions où mademoiselle N’Guyen ?!)

L’après midi (je vous passe les grillades de poisson en terrasse, un texte trop dur pour les pauvres petits parisiens) direction le CRAC (centre régional d’art contemporain de Sète) qui présentait le dernier boulot de Michael Ackerman, une série de portrait en entreprise « portrait d’une PME » de Rajak Ohanian et des vidéos de gens que je ne connais pas (et que je ne demande qu’à connaitre, mais, pas le temps !). Et pourquoi, pas le temps ?! tout simplement parce que je n’étais pas seule mais avec Mélanie. Mélanie, jeune étudiante en médecine qui prépare l’internat et qui m’offrait ce jour là son heure et demi de pause quotidienne, ni plus ni moins. Prise au dépourvue entre les prises de vue en noir et blanc granuleuse à souhait (je vous dirais qu’à première vue j’aurais pu dire que c’était du d’Agata… sacrilège ?!) et le manque de temps de mon invitée, je l’interroge du regard et là, ô miracle, n’est pas Mélanie qui veut, elle me dit : Lire la suite »

mai 30th, 2010 at 7:15

Images singulières à Sète

Hier, j’ai menti. Evidemment, le Tibet mais le Tibet en général ça attend juin et dorénavant je crois que ça va se décaler à la dernière semaine de Mai. Pourquoi ? dernière quinzaine de Mai à Sète… ? non… ? C’est vrai qu’on ne se connait pas trop vous et moi mais j’ai dit « la biche est photographe ». Alors on écoute bien et on retient. Première quinzaine, Cannes (j’attends toujours les accrèèds… Quoi, vous avez pas vu mes courts métrages?!) et deuxième quinzaine… Tadaaam…

A Sete, du 13 au 30 mai c’est comme dirait le Monde « le nouvel événement photo qui compte » j’ai nommé: « images singulières ». Un festival de photo documentaire auxquels ouvrent leurs portes les lieux les plus improbables de la ville. J’avais entre aperçu la première édition l’année dernière, prévu d’y aller cette année et entendu une parisienne dans une soirée parisienne demander a une amie parisienne « tu vas a Sète toi fin mai?! ». J’ai failli m’en étouffer avec une tomate séchée et force fut pour moi de constater qu’on irait bientôt a Sete comme l’on part en Arles… En bon cultureux parisien qui accomplit sa besogne, et puis la province c’est tellement in! Lire la suite »

mai 28th, 2010 at 8:31

Même les métronomes fatiguent

Aujourd’hui, je rentre à la maison. Non, à 8h55 ce n’était pas d’actualité. 8h57, coup de téléphone libérateur. 9h30, j’avais mon billet : arrivée 22h en gare de Sète !

Rien de très surprenant, oh non ! Depuis mes 14/15 ans, depuis qu’il faut jouer le jeu social, la fin de Mai rime en général avec Tibet. Période qui, d’une année sur l’autre reste inchangée et où le besoin d’un retour au source passe « d’important à nécessaire ».

Je pars donc. Je fais mes valises. J’emporte toute sorte de choses et, pour ce reset de milieu d’année je décide de faire un point, rapide, sur mes activités de « vidéaste ». Rien d’exploitable, oh, ça, j’en suis bien consciente… mais des pistes ! Deux micros films où avec un micro supplémentaire et Mathieu Amalric bon-ben-évidemment, c’aurait été mieux mais des pistes quand même… C’est fait pour ça non les carnets… Voila ce qu’elle est ma biche… ma mémoire, rien de moins… mon moleskine numérique !

Même les métronomes fatiguent

Patiente

mai 27th, 2010 at 11:14

le blog de la biche interdite

Alors bien sûr, là pour l’instant je ne sais pas à qui j’écris. Pourquoi, à peine. Et encore… La biche vous regarde et elle reste interdite. Dans son blog elle, je, vous raconte ce qu’elle voit, ce qu’elle veut, ce qui la sidère et ce qui la fait gambader. La biche est photographe, mais pas que. Elle dessine des sites web aussi et rêve de documentaire, de maisons de famille et de papier peint.
La biche cherche la clairière au milieu de la forêt et parfois, elle la trouve.

mai 21st, 2010 at 1:01